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Les nouvelles du MEA

Assainissement de Bamako : le bâton après la carotte ?

27.01.2010
La célébration du Cinquantenaire est une bonne occasion pour nettoyer la capitale


Le degré d’insalubrité a atteint l’intolérable en plusieurs endroits de Bamako. Les mesures de répression s’imposent. Il est temps de sévir. Les tas d’ordures rivalisent avec les eaux usées domestiques partout dans les quartiers. L’absence ou l’insuffisance d’ouvrages d’assainissement individuels a transformé les caniveaux et les collecteurs en égouts et puisards. Ces voies d’écoulement des eaux de pluie sont régulièrement obstruées par les constructions anarchiques et les dépôts de déchets solides. Cette situation contribue fortement à la pollution du fleuve Niger auquel sont connectés tous les réseaux de drainage des eaux usées de la ville. En conséquence, Bamako est confrontée depuis quelques années à des inondations causant des dégâts humains et matériels importants. Pourtant, des campagnes d’information et de sensibilisation des populations à adopter des comportements favorables à la protection de l’environnement et l’assainissement du cadre de vie, ont toujours été au coeur des projets et programmes du département en charge de l’environnement et de l’assainissement. Des textes de lois ont été édictés à cet effet. La loi n° 01-020/AN-RM du 30 mai 2001, relative aux pollutions et aux nuisances fixe ses principes fondamentaux. Malgré ces efforts déployés par les pouvoirs publics depuis toujours, l’incivisme demeure la racine du mal. C’est pourquoi, pour doter tous les citoyens maliens d’environnement propre et d’un cadre de vie sain, les autorités ont décidé de prendre le poil de la bête.
Un bon prétexte. Pour ce faire, on ne pouvait rêver meilleure occasion que le cinquantenaire pour se remettre en selle dans la lutte contre l’insalubrité, dans la ville de Bamako. Ce point de vue est exprimé par Boubacar Camara, chargé de mission au ministère de l’environnement et de l’assainissement. Il est le président de la commission spéciale chargée de la gestion des questions environnementales du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Il a été créé une commission environnementale du cinquantenaire sur décision du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement. Elle a pour mission d’élaborer et de suivre la mise en oeuvre d’un programme d’assainissement et de reboisement des grandes villes du Mali. A ce titre, elle est chargée de planifier, d’organiser et de suivre la mise en oeuvre du programme spécial d’assainissement et de reboisement au niveau national, régional et local. Elle doit créer une véritable émulation entre les quartiers, les communes et les villes. Les membres peaufineront un plan de communication et de sensibilisation de la population pour l’impliquer dans la gestion des questions environnementales du cinquantenaire. En parallèle, la direction nationale du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN), a redynamisé la brigade d’assainissement du district de Bamako, une structure née avec elle.
 
La brigade d’assainissement a deux missions essentielles. Elle est chargée de la sensibilisation des populations de la capitale sur la problématique de l’insalubrité criarde dans le district de Bamako. Elle a pour mission d’appliquer les textes réglementaires en vigueur en république du Mali. La brigade est composée de trois équipes. Chacune est formée par 3 agents de la direction régionale de l’assainissement, 2 agents des services d’assainissement, contrôle des pollutions et nuisances (SACPNN) et 2 agents de police. Chaque équipe opère sous la responsabilité d’un chef d’équipe, explique Abdoulaye Traoré, chef de la division réglementation et contrôle des pollutions et nuisances. Une équipe est chargée de sillonner deux communes pendant trois mois. Elle constate et réprime les cas de branchement aux caniveaux et aux collecteurs. Les cas de mauvaise gestion de déchets solides ou liquides, ménagers ou industriels, la non réalisation de l’étude d’impact environnementale et social ou la notice pour les projets qui y sont assujettis. Les infractions sont constatées et consignées sur place. Les convocations sont remises aux contrevenants. Ces derniers doivent répondre devant la division réglementation et contrôle de DNACPN qui, est la tutelle de la brigade. Au bout de trois mois, la brigade produira un rapport retraçant les difficultés rencontrées et les propositions de solution.


Une batterie de sanc-tionS. Dans le cadre de la répression des infractions, l’article 42 de la loi dispose que lorsque l’infraction est commise dans le cadre de l’activité d’une personne morale, la responsabilité pénale incombe à toute personne physique qui, de par ses fonctions, a la responsabilité de la gestion, de la surveillance ou du contrôle de cette activité. Ainsi, toute personne morale en casus est tenue à titre principal au paiement des amendes, réparations civiles, frais et dépens. Le texte prévoit dans son article 43, une amende de 3 000 à 18 000 Fcfa pour les auteurs d’infractions de détention et d’abandon des déchets domestiques solides dans les conditions favorisant le développement d’organismes nuisibles, d’insectes et autres vecteurs de maladies susceptibles de provoquer des dommages aux personnes et à l’environnement. Les auteurs de brûlis anarchiques tels que l’incinération des déchets domestiques solides en plein air et à l’intérieur de toute agglomération seront sanctionnés. Idem pour les personnes qui déversent dans les cours d’eau, les caniveaux ou autres lieux publics ou privés, les déchets domestiques liquides non conformes aux normes de rejet.

Les mêmes sanctions frappent le fait de détenir ou d’abandonner des déchets agricoles dans les conditions favorisant le développement d’organismes nuisibles, d’insectes et autres vecteurs de maladies susceptibles de provoquer des dommages aux personnes et à l’environnement. Quiconque se sera opposé aux agents verbalisateurs sera puni d’une amende de 20 000 à 120 000 Fcfa et d’une peine d’emprisonnement allant de 11 jours à 3 mois ou de l’une des deux peines. Les auteurs d’infractions de déversement des déchets biomédicaux et industriels, artisanaux ou commerciaux dans les cours d’eau, les caniveaux ou autres lieux publics ou privés sans au préalable procéder à leur traitement seront frappés de la même peine. Les mêmes sanctions sont prévues pour ceux qui déposeront des déchets biomédicaux et industriels solides dans une décharge sans autorisation préalable du ministre chargé de l’environnement. Les incinérateurs des mêmes déchets en plein air et à l’intérieur de toute agglomération seront punis. La répression concerne aussi les activités d’enfouissement des mêmes types de déchets et leur dépôt dans des lieux autres que les décharges qui les leur sont réservées et les centres de stockage autorisés.

La pollution atmosphérique sous toutes ses formes, la désaffection des espaces verts, des cimetières et des décharges sans autorisation préalable du ministre de l’environnement après avis conforme de ses collègues de l’urbanisme, de la santé et des collectivités territoriales et la sécrétion de substances chimiques sont soumises aux mêmes peines. Leur toxicité ou de leur concentration dans la chaîne biologique sont susceptibles de présenter un danger pour l’homme ou son environnement. L’importation, l’utilisation, la détention, la distribution, le reconditionnement et le stockage des substances chimiques n’ayant fait l’objet d’homologation ou d’une autorisation est punie d’une amende de 50 000 à 500 000 Fcfa. Cette sanction s’étend à quiconque qui exécuterait un projet susceptible de porter atteinte à l’environnement, sans la réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement approuvée par le ministre en charge de l’environnement. Les récidivistes s’exposent au double des amendes couplées d’une peine de privation de liberté de 3 à 6 mois.

Sont punis d’une amende de 100 000 à 1000 000 de Fcfa et d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans ou, de l’une des deux peines seulement, les producteurs de déchets dangereux qui ne respectent pas les prescriptions de la loi, de l’introduction de matières radioactives et appareils mettant en oeuvre cette matière. Les actes relatifs à l’achat, la vente, l’importation, l’exportation, au transit, au transport, au traitement, au dépôt et au stockage des déchets dangereux, sans autorisation préalable, sont punis de la même peine. En cas de récidive, celles-ci sont portées au double, précise la loi. Voici un arsenal de mesures parmi tant d’autres dont la brigade veillera au respect par les populations. La mise en application de toute loi nécessite des hommes et des moyens. C’est ce qui manquait pour la mise en marche de brigade, a rappelé Sidi Keïta, chef de la division formations et recherches de la DNACPN. Aujourd’hui, la structure dispose du minimum pour démarrer. Elle a été dotée de 2 véhicules de patrouilles et des hommes en uniformes pour couvrir l’ensemble des six communes du district. Face à l’incivisme des citoyens, les pouvoirs publics ont décidé de sortir leur dernière arme, la répression. Mais, suffira-t-elle pour venir à bout des habitudes qui ont la vie dure chez les Bamakois ?


L'Essor, 26/01/2010   
C’est la deuxième mission de supervision  qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de  GEDEFOR et est conforme à l’article 8 de l’Accord Spécifique signé le 02 avril 2009 entre la Suède et le Mali qui prévoit des missions de supervisions trimestrielles conjointes Asdi et Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF).

Le rapport ici
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Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré a présidé le lancement de la campagne de reboisement de la commune de Kadiolo, samedi 28 août 2010. La cérémonie s’est déroulée dans la cour de l’école de la localité, en présence des autorités politiques et administratives, ainsi qu’une foule nombreuse.
 
Le maire de Kadiolo Ténan Dembélé a expliqué que les populations de sa commune ont décidé de répondre à l’appel du chef de l’Etat pour faire de la célébration du cinquantenaire une année spéciale de reboisement. Il a assuré que ses administrés joueront leur partition dans la réalisation de l’ambitieux programme de reboisement de 100.000 ha, initié par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement. Pour Ténan Dembélé, la mobilisation des populations de Kadiolo est d’autant plus nécessaire que la localité voit ses forêts disparaître. « Il y a 50 ans, l’endroit où nous sommes aujourd’hui était une forêt impénétrable », a-t-il rappelé pour illustrer ses propos.

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Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré a procédé, samedi 14 août 2010 à Kébila, à la pose de la première pierre d’une centrale électrique fonctionnant au biocarburant. Kébila est une commune rurale du cercle de Kolondiéba. L’inauguration de la centrale est prévue pour février 2011. Sa construction coûtera 180 millions de Fcfa.
L’installation qui sera alimentée avec de l’huile de pourghère, est financée par l’ONG Malifolkcenter et ses partenaires. Le président de l’ONG Malifolkcenter Ibrahima Togola a expliqué que la centrale ne fournira pas que de la lumière. Elle permettra aussi de booster le développement local en facilitant la transformation des produits locaux. Sans compter que les paysans qui se lanceront dans la production du pourghère, auront un débouché sûr.

 



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Le président de la République Amadou Toumani Touré a procédé au lancement de la Journée de l’arbre des forces militaires et paramilitaires. C’était jeudi 12 août 2010 au camp des commandos parachutistes de Koulouba.
L’opération consistait à reboiser la forêt classée de Koulouba, victime d’agressions et menacée de disparition. Tous les corps en uniforme se sont associés pour planter plus de 20.000 pieds d’arbres. Ils apportent ainsi leur contribution au Programme spécial de reboisement lancé par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement dans le cadre du cinquantenaire.

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Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré a procédé lundi 9 août 2010 au lancement des journées de reboisement de la commune rurale de Zan Coulibaly. L’événement avait pour cadre la mairie de la commune dans la localité de Markacoungo.
Selon le maire de la commune de Zan Couibaly, Amara Diakité, la dégradation de l’environnement est devenue inquiétante dans sa circonscription à cause de la déforestation. Un constat qui est plus qu’alarmant quand on sait que cette commune abrite la forêt classée de la Faya, l’une des plus importantes de notre pays et le poumon vert de notre capitale.

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Directeur du Secrétariat Technique Permanent du ministère de l’environnement, et ingénieur, Mamadou GAKOU a réellement la passion de l’environnement au cœur... suite



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Le programme spécial de reboisement 2010 du ministère de l’Environnement et de l’Assainissement a entamé une nouvelle phase avec le lancement de l’opération « Espaces verts des nouveaux mariés ». C’était dimanche 1er août 2010 sous la présidence du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré.
Le lancement a eu lieu en deux temps. Le premier acte s’est déroulé à l’ACI 2000 près du monument Kwamé Nkrumah. Le président de la Délégation spéciale de la commune IV a célébré le mariage de Corneille Dembélé et Awa Keita sur l’espace vert jouxtant l’immeuble Sonavie. Les futurs époux se sont dits oui en présence du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement qui leur a souhaité un heureux ménage avant de les inviter à planter l’arbre symbolisant leur union.

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PRAIS : Les modèles et lignes directrices de soumission des rapports à utiliser dans le cadre du système d’examen et d’évaluation des performances sont disponibles en ligne pour les pays touchés (en anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe), pour les pays développés (en anglais, chinois, espagnol, français et russe), pour les agences des Nations Unies et les organisations intergouvernementales, pour le FEM et pour les OSC concernant les meilleures pratiques de GDT en anglais, chinois, espagnol, français et russe. Tous les documents relatifs aux codes d’activités, aux glossaires et au guide de référence rapide sont également disponibles dans toutes les langues officielles.
Visitez : http://www.unccd.int/prais/

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Les vingt dernières années ont assisté à une transformation majeure : le glissement des économies centralisées d’Europe centrale et de l’Est (ECE) vers des économies de marché. Ce phénomène a stimulé une croissance importante, mais exerce également une pression sur les ressources des terres dans la région. Cette tension appelle de plus en plus à la découverte d’un équilibre pour sauvegarder un avenir durable. Le principal défi consiste à élaborer des plans stratégiques effectifs pour augmenter au maximum le potentiel énorme de la production agricole durable dans la région et pour le conjuguer à des investissements accrus.

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Dans le cadre du cinquantenaire, le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement a initié un programme spécial de reboisement, avec l’ambition de reboiser 100.000 ha. Ce programme s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal dont le but de parvenir à reverdir le Mali dans 5 ans.
Le ministre Tiémoko Sangaré a procédé au lancement de ce programme spécial de reboisement, le 20 juillet 2010.
Le discours intégral du ministre Sangaré lors du lancement.

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GALERIE D'IMAGES

Quinzaine de l'Environnement 2010

Journée mondiale de l'Environnement : "Des millions d'espèces - Une planète - Un avenir commun", 5 juin

Journée mondiale de lutte contre la désertification  : " Regenerer les soles en un lieu, c'est regenerer la vie en tous lieux" , 17 juin 

Le Mali à Copenhague

Le Mali est présent à la quinzième conférence des parties sur les changements climatiques avec une forte délégation composée de profils variés.
A ce titre elle a rencontré les participants maliens pour une réunion de prise de contact qui s’est en définitive s’est révélée comme la mise au point d’une véritable stratégie de participation aux négociations : comment assurer au Mali une visibilité ?

Les actions du Projet CVBGE (DNEF)

Ces images reflètent les actions menées par le Projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma et des éléphants.

 

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Le Kenya est en passe de devenir le premier pays d'Afrique orientale à mettre en place une réglementation sur la gestion des déchets...
L'édition 2011 des « Champions de la Terre », la cérémonie de récompense phare du Programme des Nations Unies pour l'environnement, est ...
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Le vendredi, 09 juillet 2010 à la maison des jeunes de Bamako s’est tenue la cérémonie de remise de certificats...
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