Du déficit à la pénurie en eau
Pays sahélo-saharien, le Mali dispose néanmoins d’importantes ressources en eaux de surface et souterraines.
Les ressources en eaux de surface pérennes sont constituées par les grands cours d’eau permanents, le Niger et le Sénégal, qui traversent le centre et le sud du pays sur 1750 km et 900 km respectivement. Ces deux fleuves drainent entre 110 milliards de m3 d’eau en année humide et 30 milliards de m3 en année sèche. Le nord du Mali compte 17 grands lacs. Les principaux sont: les lacs Faguibine, Télé, Gouber, Kamango, Daoukiré, Daouna, Fati, Horo, Kabara et Débo.

Le Mali dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines. La Direction Nationale de l’Hydraulique et de l’Eau (DNHE) évalue les réserves des nappes souterraines à 2 720 milliards de m3, avec un taux de reconstitution de l’ordre de 66 milliards de m³/an. Les nappes souterraines sont essentiellement localisées dans le Delta central et le long du Niger, soit au centre, à l’est et au sud du pays, ainsi que dans le Sahel.
Quel est l’état des ressources en eau au Mali?
Le réseau hydrographique compte les bassins fluviaux du Niger sur 300 000 km2 et du Sénégal sur 155 000 km2. Ces deux fleuves ont un grand potentiel d’écoulement annuel, potentiel fortement tributaire des variations pluviométriques et de la faible capacité de rétention des aquifères.
Suite à la sécheresse persistante qui frappe le Mali depuis le début des années 1970, la pluviométrie moyenne sur l’ensemble du territoire a diminué de 20% au moins. Parallèlement, les surfaces inondables du Delta central ont régressé de 30 000 km2 en 1960 à 5 000 km2 en 1980 (source: Rapport National sur l’Etat de l’Environnement 2005).
Les ressources en eau du Mali sont menacées de pollution. Des mesures effectuées par la DNHE montrent que les eaux souterraines aux alentours de Bamako sont fortement polluées, notamment par du mercure, du plomb et d’autres substances toxiques.
Quelles sont les problématiques liées aux ressources en eau au Mali?
Bien que considérable et relativement bien réparti géographiquement, le potentiel en eau n’est pas pleinement exploité. La profondeur des nappes constitue un handicap majeur pour satisfaire aux besoins liés à l’agriculture (principal consommateur en eau, contre 1%, respectivement, pour l’élevage et les besoins en eau potable). Selon le schéma directeur des ressources en eau, seulement 17% de la population ont accès à l'eau potable, principalement en milieu urbain.
Les ressources en eau sont menacées par la sécheresse récurrente, l’ensablement, une exploitation inefficiente et une gestion approximative des réseaux d’irrigation. La conséquence directe est une diminution de la quantité d’eau disponible. Les sécheresses des trois dernières décennies et la baisse concomitante de la pluviométrie ont occasionné une réduction d’un tiers du volume d’eau moyen du Niger. Les pertes en eau annuelles dans le Delta intérieur du Niger sont estimées à 30 000 milliards de m3. L’ensablement occasionne un dépôt annuel de l’ordre de 13 millions de tonnes de limon dans les lits des principaux cours d’eau du Mali.
Un autre problème est la détérioration de la qualité des eaux, sujettes à diverses pollutions liées aux activités humaines. On peut citer les engrais et pesticides lessivés par les pluies, les déchets solides, les eaux usées domestiques, les eaux d’égout ou les rejets industriels déversés sans aucun traitement préalable dans les cours d’eau. La quantité totale d’eaux usées produites par les usines maliennes avoisine les 3 450 m3 par jour (source: Projet d’Assainissement de la Zone Industrielle de Sotuba (PAZI) 2005). La consommation de ces eaux favorise la propagation des maladies hydriques.
Que fait le gouvernement du Mali pour bien gérer les ressources en eau?
Sur le plan politique, diverses mesures ont été prises, comme l’adoption ,en 2005, de la Politique Nationale de l’eau, l’adoption du Plan National d’accès à l’eau potable 2004-2015 ou l’élaboration d’un Code de l’eau. Le Mali a aussi ratifié les accords internationaux relatifs à la gestion des ressources en eau.
Des décharges contrôlées et stations d’épuration sont en construction dans les villes. Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation sur l’hygiène et l’assainissement sont en cours.
C’est la deuxième mission de supervision qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de GEDEFOR et est conforme à l’article 8 de l’Accord Spécifique signé le 02 avril 2009 entre la Suède et le Mali qui prévoit des missions de supervisions trimestrielles conjointes Asdi et Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF).
Le rapport ici
plus...
Le rapport ici
plus...
Le maire de Kadiolo Ténan Dembélé a expliqué que les populations de sa commune ont décidé de répondre à l’appel du chef de l’Etat pour faire de la célébration du cinquantenaire une année spéciale de reboisement. Il a assuré que ses administrés joueront leur partition dans la réalisation de l’ambitieux programme de reboisement de 100.000 ha, initié par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement. Pour Ténan Dembélé, la mobilisation des populations de Kadiolo est d’autant plus nécessaire que la localité voit ses forêts disparaître. « Il y a 50 ans, l’endroit où nous sommes aujourd’hui était une forêt impénétrable », a-t-il rappelé pour illustrer ses propos.
plus...
L’installation qui sera alimentée avec de l’huile de pourghère, est financée par l’ONG Malifolkcenter et ses partenaires. Le président de l’ONG Malifolkcenter Ibrahima Togola a expliqué que la centrale ne fournira pas que de la lumière. Elle permettra aussi de booster le développement local en facilitant la transformation des produits locaux. Sans compter que les paysans qui se lanceront dans la production du pourghère, auront un débouché sûr.
plus...
L’opération consistait à reboiser la forêt classée de Koulouba, victime d’agressions et menacée de disparition. Tous les corps en uniforme se sont associés pour planter plus de 20.000 pieds d’arbres. Ils apportent ainsi leur contribution au Programme spécial de reboisement lancé par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement dans le cadre du cinquantenaire.
plus...
Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré a procédé lundi 9 août 2010 au lancement des journées de reboisement de la commune rurale de Zan Coulibaly. L’événement avait pour cadre la mairie de la commune dans la localité de Markacoungo.Selon le maire de la commune de Zan Couibaly, Amara Diakité, la dégradation de l’environnement est devenue inquiétante dans sa circonscription à cause de la déforestation. Un constat qui est plus qu’alarmant quand on sait que cette commune abrite la forêt classée de la Faya, l’une des plus importantes de notre pays et le poumon vert de notre capitale.
plus...
Le lancement a eu lieu en deux temps. Le premier acte s’est déroulé à l’ACI 2000 près du monument Kwamé Nkrumah. Le président de la Délégation spéciale de la commune IV a célébré le mariage de Corneille Dembélé et Awa Keita sur l’espace vert jouxtant l’immeuble Sonavie. Les futurs époux se sont dits oui en présence du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement qui leur a souhaité un heureux ménage avant de les inviter à planter l’arbre symbolisant leur union.
plus...
PRAIS : Les modèles et lignes directrices de soumission des rapports à utiliser dans le cadre du système d’examen et d’évaluation des performances sont disponibles en ligne pour les pays touchés (en anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe), pour les pays développés (en anglais, chinois, espagnol, français et russe), pour les agences des Nations Unies et les organisations intergouvernementales, pour le FEM et pour les OSC concernant les meilleures pratiques de GDT en anglais, chinois, espagnol, français et russe. Tous les documents relatifs aux codes d’activités, aux glossaires et au guide de référence rapide sont également disponibles dans toutes les langues officielles.
Visitez : http://www.unccd.int/prais/
Visitez : http://www.unccd.int/prais/
plus...
Les vingt dernières années ont assisté à une transformation majeure : le glissement des économies centralisées d’Europe centrale et de l’Est (ECE) vers des économies de marché. Ce phénomène a stimulé une croissance importante, mais exerce également une pression sur les ressources des terres dans la région. Cette tension appelle de plus en plus à la découverte d’un équilibre pour sauvegarder un avenir durable. Le principal défi consiste à élaborer des plans stratégiques effectifs pour augmenter au maximum le potentiel énorme de la production agricole durable dans la région et pour le conjuguer à des investissements accrus.
plus...
Le ministre Tiémoko Sangaré a procédé au lancement de ce programme spécial de reboisement, le 20 juillet 2010.
Le discours intégral du ministre Sangaré lors du lancement.
plus...

