Qu’est-ce que la biodiversité?
La biodiversité, ou diversité biologique, désigne la variété génétique d’espèces et des écosystèmes, c'est-à-dire la multiplicité des plantes et des animaux dans une région déterminée. Au Mali, la diversité biologique est liée à ses quatre zones éco-climatiques (saharienne, sahélienne, soudanaise et pré-guinéenne) et à ses divers écosystèmes particuliers comme le Delta central du Niger.
Comment se présente la perte de la biodiversité au Mali?
Le Mali dispose d’un patrimoine biologique riche et varié. Mais de nombreuses espèces de plantes et d’animaux sont menacées de disparition. En tout, 1739 espèces ligneuses spontanées ont été recensées, dont au moins 8 espèces de plantes sont considérées comme endémiques du Mali (source: Rapport National sur l’Etat de l’Environnement 2005).
La faune du Mali se caractérise par la diversité des espèces et le nombre réduit des effectifs, ce qui représente un risque pour la survie des espèces les plus rares. Les divers cours d’eaux abritent près de 143 espèces de poissons. On dénombre au moins 640 espèces d’oiseaux, dont 15 sont considérées comme rares. Et pas moins de 136 espèces de mammifères, dont 70 grands mammifères. Certaines espèces sont actuellement en régression voir en disparition totale, comme, par exemple, l’éléphant, le lion, le guépard, le chimpanzé, la girafe, l’élan de Derby, la gazelle dama, le lamantin ou l’hippopotame nain.
La perte de la biodiversité est liée à un ensemble de facteurs complexes. Les principaux sont d'ordre climatique, notamment les sécheresses récurrentes, et d’ordre anthropique tels que le défrichement, l’exploitation anarchique du bois comme source d’énergie, les feux de brousse, la cueillette abusive (fruits verts, jeunes pousses, mutilation des arbres), le surpâturage, le braconnage, la pêche illicite, la pression agricole, la pauvreté, l'utilisation abusive des produits chimiques ou l'introduction d'espèces exotiques. Un exemple typique est la jacinthe d’eau, originaire d’Amérique du sud et introduite vers 1990 autour de Bamako. Cette plante envahissante constitue une menace pour les espèces aquatiques végétales et animales qu’elle asphyxie.
Quelles sont les conséquences de la perte de la biodiversité au Mali?
La conséquence première de la perte de la biodiversité est une diminution de la variété animale et végétale jusqu’à la disparition définitive de certaines espèces. Du fait des interactions biologiques, telles que les chaînes alimentaires, ce phénomène d’apprauvrissement va en s’amplifiant. Ainsi, la disparition de plantes et d’animaux qui servent d’alimentation exclusive à certaines espèces animales va entraîner la disparition de ces dernières.
Les plantes et animaux recèlent un potentiel économique qui n’est parfois pas encore connu (notamment pour l’alimentation et la médecine). Ils représentent donc une source de revenus potentiels pour les populations autochtones. Ceci est particulièrement valable pour le Mali, où 80% de la population vit de l’agriculture et de l’élevage.
Que fait le gouvernement du Mali pour faire face à la perte de la biodiversité?
Le Mali est signataire de toutes les conventions internationales sur la préservation de la biodiversité.
Sur le plan national, le gouvernement a adopté en 2001 un cadre de gestion de la diversité biologique et définit une stratégie nationale de préservation de la biodiversité assortie d’un plan d’actions. Cette stratégie préconise notamment le renforcement des outils de conservation, la valorisation des ressources naturelles à travers un partage équitable des bénéfices provenant de leur exploitation, ainsi que la mise en place d’un système d’information.
Plusieurs initiatives de conservation sont en cours sous l’égide du Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement (MEA). On peut citer les différentes politiques de reboisement, ainsi que la politique de préservation des aires protégées et des forêts classées.
L’une des actions les plus visibles est la protection de la biodiversité dans le Gourma (Mopti, Tombouctou, Gao) dans une dynamique transfrontalière avec le Burkina Faso. Ce programme s’engage pour la protection des derniers éléphants du Sahel. Cette protection est basée sur des activités de développement en faveur des hommes.
Consultez aussi notre base de données biodiversité.
Le rapport ici
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L’installation qui sera alimentée avec de l’huile de pourghère, est financée par l’ONG Malifolkcenter et ses partenaires. Le président de l’ONG Malifolkcenter Ibrahima Togola a expliqué que la centrale ne fournira pas que de la lumière. Elle permettra aussi de booster le développement local en facilitant la transformation des produits locaux. Sans compter que les paysans qui se lanceront dans la production du pourghère, auront un débouché sûr.
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L’opération consistait à reboiser la forêt classée de Koulouba, victime d’agressions et menacée de disparition. Tous les corps en uniforme se sont associés pour planter plus de 20.000 pieds d’arbres. Ils apportent ainsi leur contribution au Programme spécial de reboisement lancé par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement dans le cadre du cinquantenaire.
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Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré a procédé lundi 9 août 2010 au lancement des journées de reboisement de la commune rurale de Zan Coulibaly. L’événement avait pour cadre la mairie de la commune dans la localité de Markacoungo.Selon le maire de la commune de Zan Couibaly, Amara Diakité, la dégradation de l’environnement est devenue inquiétante dans sa circonscription à cause de la déforestation. Un constat qui est plus qu’alarmant quand on sait que cette commune abrite la forêt classée de la Faya, l’une des plus importantes de notre pays et le poumon vert de notre capitale.
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Le lancement a eu lieu en deux temps. Le premier acte s’est déroulé à l’ACI 2000 près du monument Kwamé Nkrumah. Le président de la Délégation spéciale de la commune IV a célébré le mariage de Corneille Dembélé et Awa Keita sur l’espace vert jouxtant l’immeuble Sonavie. Les futurs époux se sont dits oui en présence du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement qui leur a souhaité un heureux ménage avant de les inviter à planter l’arbre symbolisant leur union.
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Visitez : http://www.unccd.int/prais/
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Le ministre Tiémoko Sangaré a procédé au lancement de ce programme spécial de reboisement, le 20 juillet 2010.
Le discours intégral du ministre Sangaré lors du lancement.
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