L’hydrographie est dominée par deux grands fleuves :
- le Sénégal avec un bassin national de 155 000 Km2 ;
- le Niger dont le bassin national couvre 330 000 Km2 et son Delta intérieur représentent une immense richesse hydraulique convertible (énergie, transport, irrigation, zone de productivité énorme pour l’agriculture et la pêche).
Le Mali est en plus arrosé sur 12 430 Km2 par le bassin du Sourou, affluent de la Volta Noire ( Mouhoun). A cet ensemble s’ajoute aussi au moins une dizaine de grands lacs dans la partie septentrionale du pays ( Faguibine, Telé, Gouber, Kamango, Douékiré, Daouna, Fati, Horo, Kabara le Débo etc..).
Un grand potentiel de Biodiversité existe au niveau de ces cours d’eau qui pourrait concourir dans une certaine mesure à l’atteinte de la souveraineté alimentaire.
La situation pluviométrique à partir de 1970 est caractérisée par une baisse sensible et généralisée notamment dans la partie sahélienne du bassin du Niger.
Cette variabilité climatique conjuguée avec les sécheresses successives, la poussée démographique et les techniques d’exploitation agro-sylvo-pastorales extensives ont engendré un déséquilibre écologique profond dans toutes les zones bio climatiques en général et singulièrement dans le bassin du Niger. Ce déséquilibre se caractérise par :
- la baisse généralisée des écoulements de surface (20 à 50%) , avec des étiages parfois sévères allant jusqu’à l’arrêt des écoulements. Au Mali, tel fut le cas du Bani à Douna en 1983, 1984 et 1987 ;
- la baisse du niveau des nappes d’eau souterraines dans certaines régions du bassin comme dans le sous- bassin du « Bani – Niger supérieur » au Mali ou les nappes ont connu leur niveau le plus bas en 1987 ( R. Dessouassi et G. Mahe, juin 1997 ) ;
- l’apparition et/ou l’aggravation de certains phénomènes environnementaux qui ont tendance à prendre de nos jours, l’allure d’un fléau. Il s’agit de :
- L’ensablement et les érosions hydrique et éolienne : la formation des ilots de sable provoque le comblement du lit des cours d’eau réduisant ainsi sa capacité de stockage et de drainage tandis que l’érosion éolienne provoque l’engloutissement du peu de végétation existante dans les zones concernées ;
- Les pollutions d’origine domestique, agricole, artisanale et industrielle : le rejet dans le fleuve des eaux usées d’origines diverses sans aucun traitement préalable (dans la plus part des cas) au niveau des grandes agglomérations et l’usage de plus en plus croissant des intrants agricoles, contribuent dangereusement à la dégradation de la qualité des eaux du fleuve Niger qui mérite désormais un suivi écologique généralisé
- La colonisation des plans d’eau et la prolifération des végétaux flottants : ces végétaux flottants jacinthe d’eau [Ingénierie pour le Développement au Sahel Eichhornia crassipes (Mart.) Soms], laitue d’eau (Pistia stratiotes L.), massette (Typha australis), fougère d’eau (Salvinia molesta), et d’autres plantes submergées telles Ceratophyllum demersum ou Moriophyllum sp, Echinochloa stagnina, Mimosa pigra, dans leur prolifération entravent la pêche, la navigation, le bon fonctionnement des aménagements hydro-agricoles et hydroélectriques. Elles constituent un milieu préférentiel de multiplication des vecteurs des maladies hydriques comme le paludisme.

Au plan économique, plusieurs aspects de l’économie du pays (transport fluvial, pêche, production électrique, aménagements hydro agricoles, etc.) sont sérieusement affectées.
Au plan écologique, les plantes aquatiques proliférantes nuisibles interfèrent avec l’écosystème dans lequel elles s’implantent provoquant la perte de la biodiversité, l’eutrophisation de l’eau et le changement climatique.
Au plan sanitaire, la présence des plantes aquatiques proliférantes nuisibles contribue à l’augmentation de la prévalence de certaines maladies parasitaires (paludisme, onchocercose, bilharziose, choléra etc.) et constitue un danger pour le cheptel domestique.
Cette situation d’amenuisement des ressources hydriques entamée depuis une trentaine d’années, interpelle les pouvoirs publics et les oblige à développer des politiques et stratégies concertées de suivi, de mobilisation et de gestion rationnelle de ces ressources en eau.
La prolifération des plantes aquatiques nuisibles devient de plus en plus inquiétante en Afrique de l’Ouest en général et au Mali en particulier. Conséquemment, leur gestion nécessite de grands moyens matériels, humains et financiers.
La logique d’une lutte sous régionale pour juguler les invasions des fleuves traversant plusieurs pays a conduit sept Etats membres de la CEDEAO: le Bénin, la Gambie, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Sénégal ainsique la Mauritanie, à élaborer le Projet Multinational de Gestion Intégrée des Plantes Aquatiques Proliférantes en Afrique de l’Ouest et à solliciter le Fonds Africain de Développement (FAD) à travers la Banque Africaine de Développement (BAD) pour son financement.
Titre du projet : Composante Mali du projet multinational de gestion intégrée des plantes aquatiques proliférantes en Afrique de l’Ouest.
Projet N° P-ZI-AA0-083
Prêt N° : 2100150008493 du 05 novembre 2004
Zone d’intervention : le bassin moyen et supérieur du Fleuve Niger, les autres fleuves et bras de fleuves où sévissent les plantes aquatiques nuisibles au Mali.
Tutelle et Organe d’exécution : Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement (MEA) à travers la Direction Nationale de la Conservation de la Nature (DNCN).
Le suivi des activités et des opérations sur le terrain est assuré par l’Unité de coordination nationale (UCN) du Mali dont le siège est à la DNCN.
L’unité de coordination nationale du Mali est appuyée dans ses œuvres par les services techniques de certains départements tels que le département de l’Agriculture, celui de l’Elevage et de la Pêche, du département des Mines, de l’Energie et de l’Eau, de l’Institut d’Economie Rurale et de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger.
Coût total du projet : 1.492.043.967 FCFA
Source de financement :
FAD (Prêt) : 1.540.000 UC = 1.060.497.900 F CFA
FAD (Don) : 167.790 UC = 115.546.067 F CFA
Gouvernement malien : 316.000.000 F CFA
Durée du projet : cinq (5) ans 2005-2009
Objectif du projet :
Contribuer à la maitrise de la prolifération des plantes aquatiques dans quatre réseaux fluviaux partagés de l’Afrique de l’Ouest et de réduire au minimum les effets résiduels de ces plantes.
Principaux résultats attendus :
- Une réduction considérable de l’infestation des cours d’eau ;
- La sensibilisation et la mobilisation de 150.000 à 300.000 personnes en faveur des activités de gestion de l’eau ;
- L’organisation de plus de 400 comités villageois (50 par pays) de 20 membres ;
- La création de capacités de suivi de l’évolution des végétaux aquatiques ;
- La formation de 2400 agricultures à l’utilisation du compostage (300 par pays).

Bénéficiaire du projet :
Les principaux bénéficiaires du projet sont :
- Les populations de pêcheurs, d’agriculteurs et de maraîchers dans les zones irriguées ;
- Les transporteurs sur voie d’eau et les opérateurs économiques qui en dépendent ;
- Les femmes qui utilisent les berges pour les travaux domestiques ;
- L’Energie du Mali
- Les Directions et techniciens des administrations centrales et locales ;
- La CEDEAO et les institutions sous régionales
Stratégie d’intervention :
La stratégie d’intervention repose sur un certain nombre de principes à savoir :
- L’élaboration d’un programme de renforcement des capacités et de partage des informations dans la sous région, en associant les populations locales à la gestion des ressources en eau ;
- La promotion de la coopération et du développement au plan des activités économiques, sociales et culturelles, en rapport avec la gestion des ressources naturelles en vue de la réduction de la pauvreté.

Description des activités :
La mise en œuvre du projet se fera à travers trois volets essentiels :
- Gestion intégrée des plantes aquatiques proliférantes ;
- Renforcement des capacités
- Unité de coordination du projet.
Volet 1 : gestion intégrée des plantes aquatiques proliférantes
Ce volet consiste à maitriser la prolifération des plantes aquatiques proliférantes en combinant les méthodes de lutte physique et biologique afin de réduire au minimum tout effet résiduel à venir.
Méthodes physiques :
Cette méthode est particulièrement appropriée à l’éradication immédiate à court terme sur l’ensemble des plans d’eau. Les moyens physiques comprennent l’enlèvement mécanique, l’enlèvement manuel et l’utilisation de barrières physiques telles que les câbles et les barrages de matériaux.
Méthode biologique :
Elle sera mise en œuvre afin d’assurer la durabilité du projet. Les abris grillagés serviront à la reproduction des agents biologiques devant être lâchés dans les zones infestées identifiées auxquelles ces agents sont spécifiquement destinés. Les agents de bio contrôle seront identifiés par le Centre de lutte biologique pour l’Afrique de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IIAT) du Bénin et assurant ainsi son appui pour les techniques et les activités de lutte biologique et pour les techniciens spécialistes de l’IER.
Volet 2 : renforcement des capacités
Ce volet vise à :
- Sensibiliser et inciter les principales parties prenantes à une prise de conscience accrue des problèmes liés à la qualité de l’eau et à la lutte contre les plantes aquatiques ;
- Introduire l’utilisation à des fins économiques des végétaux récoltés au niveau communautaire et assurer la formation communautaire ;
- Renforcer les capacités de l’organe d’exécution
Volet 3 : Coordination du Projet
Une coordination régionale pour les ressources en eau qui dépend de la CEDEAO assure la coordination régionale du projet.
La gestion et la coordination du projet au niveau de chacun des huit pays bénéficiaires sont assurées par une Unité de Coordination Nationale (UCN) dirigée par un Coordinateur National.
Contact :
Tel : standard : 223 20240505
223 20 24 05 55
223 20 24 36 03
Direction : 223 20 24 13 83
Fax : 223 20 24 05 24
Documentation
Le rapport ici
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L’installation qui sera alimentée avec de l’huile de pourghère, est financée par l’ONG Malifolkcenter et ses partenaires. Le président de l’ONG Malifolkcenter Ibrahima Togola a expliqué que la centrale ne fournira pas que de la lumière. Elle permettra aussi de booster le développement local en facilitant la transformation des produits locaux. Sans compter que les paysans qui se lanceront dans la production du pourghère, auront un débouché sûr.
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L’opération consistait à reboiser la forêt classée de Koulouba, victime d’agressions et menacée de disparition. Tous les corps en uniforme se sont associés pour planter plus de 20.000 pieds d’arbres. Ils apportent ainsi leur contribution au Programme spécial de reboisement lancé par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement dans le cadre du cinquantenaire.
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Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré a procédé lundi 9 août 2010 au lancement des journées de reboisement de la commune rurale de Zan Coulibaly. L’événement avait pour cadre la mairie de la commune dans la localité de Markacoungo.Selon le maire de la commune de Zan Couibaly, Amara Diakité, la dégradation de l’environnement est devenue inquiétante dans sa circonscription à cause de la déforestation. Un constat qui est plus qu’alarmant quand on sait que cette commune abrite la forêt classée de la Faya, l’une des plus importantes de notre pays et le poumon vert de notre capitale.
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Le lancement a eu lieu en deux temps. Le premier acte s’est déroulé à l’ACI 2000 près du monument Kwamé Nkrumah. Le président de la Délégation spéciale de la commune IV a célébré le mariage de Corneille Dembélé et Awa Keita sur l’espace vert jouxtant l’immeuble Sonavie. Les futurs époux se sont dits oui en présence du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement qui leur a souhaité un heureux ménage avant de les inviter à planter l’arbre symbolisant leur union.
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Visitez : http://www.unccd.int/prais/
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Le ministre Tiémoko Sangaré a procédé au lancement de ce programme spécial de reboisement, le 20 juillet 2010.
Le discours intégral du ministre Sangaré lors du lancement.
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